Brèves de comptoir: bonne année

Voici qu’une année s’achève (encore une) et qu’une nouvelle arrive. Mais contrairement aux précédentes, je n’y vois pas de lueur, pas de signe et pas d’espoir.

L’année qui vient sera froide pour beaucoup d’entre-nous et même si les illuminations de nos villes et un sentiment festif nous couvrent les yeux d’un petit voile en ce moment, il ne nous faut pourtant pas enfoncer notre encéphale dans les ténèbres des lumières artificielles mais il nous faut nous préparer à affronter et à payer le prix de la virtualité des valeurs.

Virtuel, notre argent virtuel n’est plus et le pire c’est que ce virtuel a réussi l’exploit de ronger le réel. Il existe actuellement des entreprises qui valent moins virtuellement que la somme de leurs actifs, un peu comme si on vous disait que votre kilogramme de ne faisait plus que 500 grammes bien que pesant toujours son kilo ! Dans ce contexte totalement irréel, c’est une nouvelle fois le réel, le concret, l’humain qui va devoir payer le prix de la reconquête des 500 grammes manquants. Et s’il est vrai que la virtualité possède l’avantage de ne pas pouvoir directement faire du mal à l’humain, je ne sais que trop que l’humain, lui s’en est fait une spécialité !

Dans cette reconquête du concret, du réel qui va être au moins le défi de 2009, je vous souhaite à tous, décideurs, travailleurs, petites mains ou grands cerveaux de ne pas oublier notre essentiel, votre essentiel : l’Humain.

Que cette année soit donc l’année de l’humain et non de la virtualité.

Dans nos actions, nos sacrifices, n’oublions jamais que l’argent n’est que la représentation immatérielle d’un travail accompli. Tout argent qui ne trouve pas sa compensation matérielle est inexistant, il n’est rien.
Et c’est en redonnant à l’argent sa vraie valeur que nous pourrons petit à petit nous sortir du bourbier.

Dans toutes nos actions, toutes nos décisions, je nous souhaite donc à tous de toujours penser avant tout aux conséquences humaines de nos actes et non plus aux conséquences immatérielles de ceux-ci.

Quand vous, patrons, devrez décider de telle ou telle action à mener, sachez toujours si cette dernière correspond à un besoin humain ou à la simple plus-valus d’un argent qui n’existe pas.

Quand vous, travailleurs, devrez décider de telle ou telle action à mener, sachez toujours si cette dernière correspond à un besoin humain ou à la seule peur de perdre un peu de virtuel qui n’existe pas.

Enfin et surtout, n’oublions jamais que face à nous se trouvent toujours des humains en quête d’eux-mêmes.

Plus que de la joie, de la santé ou de l’argent, je vous souhaite à tous d’être entourés d’humains et d’actes humains durant cette année 2009, le reste en découlera naturellement.

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