Ghazalisme

J’ai recouvert de feu le dément de mon âme
Qui tenait tête à Dieu au devant de mon âme.

L’obscurité tarit la grande et belle dame
Qu’un matin j’ai banni au levant de mon âme.

J’ai souvent recherché la note, la bonne gamme
Mais c’était oublier les tourments de mon âme.

Dans l’âpre volupté qu’une oraison enflamme
Je suis mort nouveau-né, accrescent de mon âme.

Assoiffé, non repu de vos râles et vos blâmes
C’est assis que j’ai bu le vin, sang de mon âme.

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